AFNOR Spec 2315 : ce que dit le référentiel de l’économie régénérative
Brouillon en cours de relecture par un expert. Les informations sont sourcées mais pas encore validées : vérifiez-les avant de vous y fier.
Synthèse de ce qui est publiquement connu de l’AFNOR Spec 2315 « Économie régénérative » (octobre 2024) : origine, définition, quatre paradigmes, critères, usages possibles pour une PME et limites de ce que l’on peut en dire.
Publiée par AFNOR en octobre 2024, l’AFNOR Spec 2315 « Économie régénérative » est présentée comme le premier document de référence français consacré à l’économie régénérative. Ce guide résume ce qui en a été dit publiquement : son origine, sa définition, sa structure et ce qu’une petite entreprise peut en tirer. Il ne reproduit pas le contenu du document, qui reste la propriété d’AFNOR, et signale clairement ce qui n’a pas pu être vérifié à partir de sources publiques.
Carte d’identité du document
D’après la fiche de la boutique AFNOR, consultée le 7 octobre 2026 :
- Référence : AFNOR SPEC 2315 ;
- Titre : « Économie régénérative » (la boutique l’affiche sous la forme « ASPEC Économie Régénérative ») ;
- Date : octobre 2024, première édition, statut « en vigueur » ;
- Volume : 64 pages ;
- Classement : thématique « Développement durable et RSE », codes ICS 03.100.02 (gouvernance et éthique) et 13.020.20 (économie de l’environnement, durabilité).
Le document a été présenté à la presse le 6 novembre 2024. Selon la fiche produit et le dossier de presse, sa consultation est gratuite, grâce au soutien financier de plusieurs organisations. Les modalités d’accès (création de compte, téléchargement ou lecture en ligne) peuvent évoluer : vérifiez-les sur la boutique AFNOR (à vérifier).
Qu’est-ce qu’une « AFNOR Spec » ?
AFNOR présente ce document comme un travail de prénormalisation, destiné à faire circuler l’information et à installer une définition commune. Il ne s’agit donc pas d’une norme homologuée de type NF ou ISO, et le document ne fixe pas d’exigences certifiables : aucune source publique consultée ne fait état d’une certification « AFNOR Spec 2315 ». Une entreprise ne peut donc pas se déclarer « conforme » ou « certifiée » à ce référentiel.
Qui l’a élaboré
Le projet a été copiloté par AFNOR et L’Entreprise symbiotique, présidée par Isabelle Delannoy. Selon les sources, le groupe de travail réunissait une vingtaine (selon AFNOR) à une trentaine (selon le dossier de presse) de membres : entreprises (dont EcoAct, GreenFlex, AXA Climate, Pierre & Vacances–Center Parcs), collectivités et organismes publics (dont la Métropole de Lyon), associations (dont Fashion Revolution France et Pour une agriculture du vivant) et chercheurs (CNAM, Université Paris Dauphine–PSL, INRAE, IAE Lille). D’après le dossier de presse, les travaux se sont déroulés sur six à huit mois, en cinq réunions.
La définition retenue
Selon les comptes rendus publiés à sa sortie, le document décrit l’économie régénérative comme un modèle d’activité agissant pour l’intégrité du vivant, humain et non humain. Ce modèle soutient la vitalité des écosystèmes écologiques et sociaux avec lesquels il interagit, et crée de la valeur en combinant prospérité écologique, sociale et économique, tout en renouvelant les ressources qu’il utilise.
Le dossier de presse insiste sur quelques idées structurantes :
- les êtres humains font partie du vivant et partagent son devenir ;
- les acteurs d’un territoire ou d’une organisation sont interdépendants ;
- les activités sont ancrées dans un territoire, lieu où se manifestent les crises et où se créent les ressources ;
- les organisations évoluent avec leurs parties prenantes, ce qui fonde leur capacité d’adaptation.
Quatre paradigmes pour se situer
Le référentiel propose de situer les pratiques sur une trajectoire en quatre paradigmes, définis selon la manière dont une activité traite ses effets négatifs :
- l’exploitation, ou extraction selon les présentations : les effets négatifs sont reportés sur d’autres ;
- la réparation : ils sont compensés ou restaurés ;
- la préservation : ils sont évités ;
- la régénération : l’activité vise un bilan positif net.
Les sources publiques divergent légèrement sur l’intitulé du premier paradigme (« exploitation » dans un compte rendu, « extraction » dans le dossier de presse). Seule la lecture du document permet de trancher.
Critères et mise en œuvre
D’après les présentations publiques, le document comprend :
- des définitions de notions clés (écosystème, formes de régénération, ancrage territorial) ;
- des pistes de mise en œuvre illustrées par plusieurs secteurs, dont l’agriculture, l’aménagement, le textile et le tourisme, qui couvrent la production, les modèles économiques, la gouvernance, le partage de la valeur et le financement ;
- des critères permettant à une organisation de situer sa contribution. Un article de presse spécialisée mentionne trois critères d’évaluation, l’intégrité, le renouvellement et l’épanouissement (à vérifier dans le texte). Un autre compte rendu cite, à titre d’exemple de critère social, la question de savoir si la progression salariale est garantie et négociée.
Le détail de ces critères et la façon de les appliquer ne sont pas publics en dehors du document lui-même. Ce guide ne les reproduit pas.
Ce que la spec n’est pas
- Ni un label ni une certification : aucune revendication de conformité ne peut s’appuyer sur elle.
- Ni un outil de reporting : elle ne fixe ni indicateurs normalisés ni format de publication, contrairement à la norme volontaire européenne pour les PME issue du VSME.
- Ni une norme internationale : le dossier de presse la présente comme une première étape vers une norme ISO, envisagée à un horizon de cinq à six ans. Aucune source publique consultée le 7 octobre 2026 ne confirme le lancement de travaux ISO sur ce sujet (à vérifier).
Comment une PME peut s’en servir
Même sans valeur contraignante, le référentiel offre une grille de lecture utile :
- Se situer honnêtement : la plupart des activités relèvent aujourd’hui de la réparation ou de la préservation. Le reconnaître évite les allégations excessives.
- Ouvrir la discussion en interne : les quatre paradigmes donnent un vocabulaire commun pour débattre des priorités en comité de direction.
- Penser territoire et coopération : la place donnée à l’ancrage territorial invite à travailler avec les acteurs locaux plutôt que seul.
- Éviter le « regenwashing » : l’un des objectifs affichés du document est d’écarter les interprétations sans fondement scientifique.
Dans la méthode Greencelium, la trajectoire « Réduire · Contribuer · Régénérer » reprend cette logique de progression : réduire d’abord ses propres impacts (préservation), contribuer à des projets hors de sa chaîne de valeur sans revendiquer de compensation, puis faire évoluer son modèle vers la régénération. Greencelium n’est pas partie prenante du document et ne délivre aucune attestation de conformité.
À retenir
- AFNOR Spec 2315 « Économie régénérative » : octobre 2024, 64 pages, consultation gratuite selon AFNOR.
- C’est un document de prénormalisation, non certifiable.
- Il définit l’économie régénérative comme un modèle agissant pour l’intégrité du vivant, humain et non humain.
- Il propose quatre paradigmes : exploitation, réparation, préservation, régénération.
- Le détail des critères n’est pas public en dehors du document : consultez-le directement.
Sources
- AFNOR SPEC 2315 — Économie régénérative (fiche produit), AFNOR Éditions, consulted 7 October 2026
- The regenerative economy: initial standardization, AFNOR, consulted 7 October 2026
- Dossier de presse AFNOR Spec Économie régénérative, GreenFlex, consulted 7 October 2026
- Afnor publie un guide pour définir l’économie régénérative, Carenews, consulted 7 October 2026
- L’association Afnor lance le premier guide normatif sur l’économie régénérative, FashionUnited, consulted 7 October 2026
Rédaction : équipe Greencelium, avec l’aide d’une IA, à partir des sources citées. Ce guide attend la relecture et la signature d’un expert ; les points marqués « à vérifier » doivent être confirmés avant toute décision.
Les savoirs, guides et définitions sont publiés sous licence CC BY-SA 4.0 : vous pouvez les réutiliser en citant Greencelium et en partageant à l’identique.